Soutenance de thèse

Le Jeudi, 10. juin 2021 -
14:00 - 19:00
Salle des Actes à l’Université de Montpellier Paul-Valéry - Site Saint Charles

Madame Roberta SERRA

Soutiendra jeudi 10 juin 2021 à 14 h

Salle des Actes n° 011, Site Saint-Charles 1

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Études romanes spécialité Études italiennes

Titre de la thèse : « Chaque statue est une prière ». Pericle Fazzini (1913-1987) : art sacré, école romaine et avant-gardes au XXème siècle en Italie

Composition du jury :

  • Mme Angela BIANCOFIORE, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directrice de thèse
  • M. Emanuele CUTINELLI RENDINA, Professeur, Université de Strasbourg
  • Mme Marianne JAKOBI, Professeure, Université Clermont Auvergne
  • M. Jean-François PINCHON, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3, codirecteur de thèse

Résumé de la thèse :

La sculpture de Pericle Fazzini (1913-1987) incarne les défis et les contradictions de son temps. Figure incontournable de l’art du XXème siècle italien, son oeuvre a été définie à la fois comme archaïque et moderne, spirituelle et profane. Dénommé « le sculpteur du vent » par le poète Giuseppe Ungaretti, Fazzini est originaire de la région des Marches. L'artiste ne cesse jamais de célébrer sa terre natale et son paysage, s’insérant en même temps dans le circuit hétérogène et foisonnant de l’Ecole romaine. Proche des figures les plus illustres du panorama culturel de la capitale italienne, son oeuvre se confronte aux nouvelles avant-gardes européennes, s'inscrivant à la fois dans le sillon des traditions de son lieu d'origine. Par sa sculpture, Fazzini souhaite notamment célébrer le caractère divin de la Création, investiguant les liens entre la nature et la dimension du sacré.
Au-delà de la réalisation d'une monographie d'artiste, nous souhaitons, à  travers cette thèse, étudier les relations entre la notion d'art sacré et les langages de la création italienne, à l'époque contemporaine. Le cas de Fazzini est en ce sens emblématique : l'artiste répond à l’appel de son époque et de sa civilisation, contribuant à traduire plastiquement le message divin. En ces années on assiste, en effet, à un tournant dans l’environnement circonscrit de l’art sacré, qui avait déjà enregistré, avec l’affirmation des avant-gardes, une profonde fracture entre l'Eglise et les artistes. Cette sensibilité renouvelée est consolidée par le Pape Paul VI, commanditaire de la monumentale « Résurrection » du Vatican, chef-d'oeuvre fazzinien. Au lendemain du Concile Vatican II, le Pape Montini souhaite bâtir un nouveau pont entre artistes et instances ecclésiales, conférant aux créateurs, comme Fazzini, le rôle d’interprètes d’une nouvelle ère de réconciliation.

Dernière mise à jour : 10/06/2021